ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DU SUD-EST

Club des Bouches du Rhône depuis 1954

ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DU SUD-EST

Petit compte rendu des sorties

  • 2024-03-03 WE Albion

    • Le 28/03/2024

    WE écourté à ALBION 2 et 3 03 2024
    Présents : Sébastien, jean luc, Achille, Matthieu, Olivier, Agnès
    TPST : 7h à Jacky
    TPST : 2h à Pépette
    Samedi 02 mars 2024
    En ce samedi 02 mars à 8h30 du matin, ça caille à Simiane la Rotonde. Jean luc était le premier arrivé et on se rejoint pour aller direct au jacky.
    Avec les explications sur la topo corrigée de harry et le sens inné de l’orientation d’Olivier, on trouve desuite la fameuse haie où se garer. Le trou est effectivement à 8 mn à pied de la voiture, bien visible en lisière de forêt. On enlève la grille et on entre vers environ 10h dans le trou. Kits déjà prêts ( ), Agnès débute l’équipement sur le R4, P15, P5 et P7 puis à partir du P12 olivier prend le relai puis matthieu à partir du P21.
    Succession de jolis puits, boyaux étroits, pas trop concrétionné, pas de chauve souris mais des spits plus ou moins foireux, des amarrages forés plus ou moins visibles…
    Et c’est justement… en bas du P21, avant d’attaquer le P68 que matthieu ne trouve que 2 spits foirés sans autre possibilité. Le seul début de main courante repéré sur AN (bien résistant ; ouf !) induisant un frottement sur la paroi aval ce qui nous a poussé à envisager une dev sur paroi d’en face, sauf que angle de la dev étant très grand, on avait des doutes… Effectivement, le point a lâché…
    Dans ces conditions, malgré 3 paires d’yeux pour trouver un autre point de début de MC, rien… Harry nous confirmera la soir qu’il y avait un AF… On lui a dit de nous le prendre en photo pour une prochaine ou suggéré de poser d’autres spits.
    Du coup, l’explo s’arrête là, vers -80m. Il faut savoir renoncer pour ne pas prendre de risque. On est déjà un peu fatigués et après avoir trouvé un petit, tout petit, coin à peu près au sec pour manger, on remonte. Pas de grosse cascade mais quelques filets d’eau, gouttes qui s’infiltrent de la pluie des jours précédents.
    Il y a avait un puit remontant jusque à côté de la salle de « resto ! » avec de très beaux silex. Achille et Olivier ont joué aux cro magnons en cassant du silex !
    Puis déséquipement avec Sébastien à la manoeuvre.
    Sortie vers 17h où le vent froid fera regagner rapidement les voitures aux premiers sortis. Mais pas de pluie, c’est tout de même le graal en cette fin de journée bien grise et couverte !
    Direction chez HARRY pour se poser et prendre le traditionnel apéritif ASSE (merci Séb pour tes bières taille XXL !) avant d’attaquer l’apéro ASPA en compagnie des élèves et encadrants du stage animé par harry pour la semaine. Intéressante conf sur la karst d’albion à 18h30 avant de passer à table où nous étions une bonne vingtaine réunis autour de lasagnes, salade verte, fromages de chèvre frais du coin et mousse au chocolat !
    Cela nous a donné des forces pour enkiter dans la grange à proximité pour le lendemain pour pépette.
    Coucher vers 22h, bien au chaud sous les couettes (duvet et draps inutiles…).
    Dimanche 03 mars 2024
    Il pleut comme prévu. Du coup on a la bonne idée de s’équiper dans la grange, jusqu’aux baudriers !
    Direction simiane de nouveau, route de banon, où on trouve rapidement la piste caillouteuse montant à pépette. Olivier est un GPS à lui tout seul, c’est formidable ! On passe les pates d’oie en prenant toujours à gauche à chaque fois et on arrive enfin au parking n° 2.
    L’embrayage d’Achille aura un peu souffert arrivé en haut.
    Il pleut toujours et les copains nous laissent volontiers, Olivier et moi, aller trouver le trou. Nous on est équipés de la tête au pieds, Kway par-dessus … Vu la motivation de la team qui déclare forfait, on prend juste 2 kits histoire de voir le début du trou. Jean luc nous accompagne puis retourne aux voitures. On se laisse 2h pour visiter puis remonter. On sera pile poil dans les temps quand Jean luc viendra vers 12h entre 2 averses voir où on en est.
    Le départ du sentier était finalement au niveau du 2° parking, Achille avait le cairn nous la voiture ! 5 mn de marche d’approche en suivant des cairns sur chemein bien tracé, on enlève la grille et on fait départ sur arbre avec tronc en travers qui servira à ce que la corde ne frotte pas contre paroi. Olivier équipe sur qu’au bas du P46, à -55m, jusqu’à la colonne.
    Il y a du gaz qu’on s’en rapidement peu après l’entrée. On aurait pu prendre 3 kits pour aller un peu plus loin, histoire de se confronter à l’équipement de cette fameuse colonne. En réalité, pour que la corde ne frotte pas autour d’elle, l’idée est de mettre spits en face de la colonne pour revenir ensuite derrière la colonne… avec un grand vide entre les deux évidemment !
    En tous les cas, cela laisse entrevoir le puit du thermomètre, beau puit ocre, large, typique des puits esthétiques du plateau d’albion.
    Pas de cascade mais on entendait de l’eau plus bas. Harry nous avait dit que sans doute il serait difficile de continuer après le thermomètre à cause d’une probable cascade due aux pluies.
    Agnès déséquipera dont 2 fracs en décalé. Un des 2 avec dev, au niveau du pont rocheux, aurait pu être évité mais les spits dans le prolongement de la descente n’étaient pas visibles au premier coup d’oeil.
    Un AF, une foison de spits, quelques chauve souris et du gaz qu’on sentait … Pas besoin du détecteur qu’on a laissé aux voitures car impossible de l’arrêter de bipper !
    Sortie à 12h avec Jean luc qui nous a accueilli. Puis change rapide sous les gouttes et le vent froid. Merci les copains de nous avoir attendus, au final il faisait sec dans pépette, peut être tout autant que dans les voitures… Du coup pour une prochaine fois, le repérage de ce WE servira bien.
    On se quitte à 12h30 sans avoir pu se faire de vrais adieux, chacun étant impatient de retourner au chaud, chez soi ! Bon WE malgré la pluie, super ambiance comme d’habitude.
    Merci harry pour les topos et les longueurs de corde nickel

  • 2024-02-02 CR Traversé Despeusse - St Marcel

    • Le 28/03/2024

    COMPTE RENDU TRAVERSEE DESPEYSSE SAINT MARCEL D’ARDECHE

    Présents : Karine et Bernard, franck le gardois, jean louis, florian, matthieu, achille, manu G, Emmanuel R, Sébastien, franc R, Agnès Absent : Olivier, très deg…

    VENDREDI 02/02/2024

    Après des rebondissements toute la semaine sur l’état des routes par rapport à la grève des agriculteurs, Karine et Bernard nous affirment – en éclaireurs- qu’ils sont arrivés à rejoindre Saint Julien de peyrolas vers 17h et à récupérer les clés. Franck et Christine ne tardent pas les rejoindre. Agnes et Emmanuel arriveront les derniers à 20h30. Sans son GPS « Olivier » Agnès aura visité les petites routes de campagne en nocturne, disons même les chemins de campagne mal goudronnés ! merci Waze!

    Nous sommes donc 14 à table et faisons l’agréable connaissance d’ Ariane la compagne de franck ROLLAND et pour certains de Christine la compagne de franck le gardois. Classique apéritif, suivi de la classique tartiflette faite avec les classiques oignons et lardons préparés par Karine. Bernard a échappé à l’épluchage des pommes de terre et des oignons, pauvre Karine…merci à elle

    Agnes a eu un accueil plus que chaleureux et a été flashée de tous côtés pour que Olivier - absent pour raisons professionnelles - ne s’inquiète pas, pour qu’il sache que j’étais entre de bonnes mains ;-)

    Succès habituel pour la tartiflette, suivie de quelques fruits. On a été raisonnables sur ce coup là. Il n’y avait déjà plus de galette des rois en ce début février.

    Presque pas de boisson, si ce n’est un petit rhum arrangé mené par franck Le gardois. Vers 22h30, tous un peu fatigués, nous partons nous coucher. Peu de ronfleurs car on a quasiment tous très mal dormi. Sans doute l’appréhension du lendemain, même si rien de difficile en soi, le fait de ne pas être dans son lit…

    SAMEDI 03/02/2024

    8h du matin, nous sommes déjà tous en piste comme prévu. Un petit déjeuner à profusion, mais sans excès car une traversée de 7h30 nous attend. Après de longues réflexions la veille sur comment on allait s’organiser avec les voitures, on a résolu le problème avec l’aide de Manu, agrégé de mathématiques.

    L’équation était : 12 personnes (dont 3 chauffeurs) à mettre dans 3 voitures (dont deux maximum à laisser sur le parking du bas et une voiture navette à laisser sur le parking du haut) + 5 kits à caser + 12 Sherpa et sacs divers = 1 Jean-Louis « presque nu » en sous combi sur le parking à la sortie + 1 Mathieu revenu du déséquipement en slip sans chaussure + 1 Ariane étant venue chercher trois esseulés sur le parking ! X= qui a les clefs du gîte ? Y = christine de retour de randonnée Soit à 17h30 : x=y OUFFF ! On a bien ri !
    Revenons donc sur cette belle traversée. Entrée d’une partie du groupe par Despeysse avec Mathieu à l’équipement car à la fin de la série de puits un pendule un peu acrobatique nous attendait nécessitant quelques pas d’escalade. Suivi de Manu puis d’ Agnes et Bernard qui encadraient franck en sandwich ! Pour sa troisième ou quatrième sortie, quelque peu d envergure, BRAVO à lui d’avoir tenu Les 7h30 sur terre jusqu’au bout. Puis c’est au tour d’achille, Sébastien et Florian de s’engager pendant que le reste du groupe amène les voitures à notre point de sortie en revenant avec l’une d’entre elle à despeysse.

    On enchaîne donc un P 12 puis P 20 suivi d’un boyau avec R7 puis P 25 grand toboggan de 15 m et enfin P 14 pendulaire donnant sur une lucarne menant à un méandre. Puis un grand toboggan de 30 m figurant l’arrivée à la salle blanche volumineuse. Nous entendons Karine Jean-Louis, franck, nous ayant déjà rejoint. Nous y mangeons vers 12h30 avec appétit, en faisant tourner toutes les variétés de chocolat: du noir au caramel et beurre salé, du chocolat au lait aux noisettes, des petits carrés …

    c’est le point commun de tous les Speleo, tous des amateurs de chocolat J’en oublie de parler du gâteau fondant au chocolat acheté par Karine à Marie Blachère : une vraie tuerie qui nous a régalée au petit déjeuner! Au niveau de cette salle blanche, un puits remontant d’une dizaine de mètres donnant sur une vire fait accéder au réseau supérieur que nous n’explorons pas aujourd’hui car l’objectif c’est la traversée jusqu’à l’entrée naturelle de Saint-Marcel. Nous repartons vers 13h15, en suivant les flèches blanches sur fond vert balisant la traversée. La signalétique est parfaite, même si le nombre de repères n’est pas excessif. Quelques unes supplémentaires nous auraient parfois confortés dans notre instinct et notre sens de l’orientation. Bien entendu, Karine et Jean Louis étant en tête, nous n’avions pas trop de soucis de ce côté là On retrouve donc le réseau de Saint-Marcel, sablonneux comme on le connaît avec des galeries larges mais basses nous obligeant à courber l’échine… Galerie après la galerie, nous progressons dans le réseau à coups de « je mets mon baudrier ? Non je l’enlève! Ah zut, il faut le remettre … et maintenant je peux l’enlever… Finalement, je dois le remettre pour de nouveau l’enlever. Au final on comprend qu’il vaut mieux le garder jusqu’au bout!!! Tant pis pour le côté pratique ! Quelques batailles de boules d’argile donneront à Bernard une peau de bébé, à Agnes un casque mode sioux, à franck un coup de chaud (cause : impact mal placé !!!) à Florian une boule décorative au sommet de son casque… Jean-Louis s’en tire lui plutôt bien ! De magnifiques concrétions, des gours avec des plaques de calcite en formation raviront nos yeux, au point d’en oublier le passage à ras de terre menant au labyrinthe puis à la cathédrale. Même pas besoin des clés puisque la grille était ouverte. On regarde ce beau volume avant de redescendre par l’échelle vers à la sortie naturelle. On remarquera toujours des expériences scientifiques en cours (mesure Des variations de température de la grotte) et des fouilles archéologiques datant du néolithique. Agnes et franck, fermeront le cadenas de l’entrée naturelle, avant de donner les clefs à………………………………………………………????

    Ce sera l’équation du lendemain à poser et résoudre au moment de quitter le gîte en direction de cette même entrée naturelle.

    On connaît la fin de journée grâce a l’équation résolue du début de copie! La soirée se finit autour De l’apéritif ( pardon … des apéritifs qui se succèdent en attendant, Mathieu, Karine et Jean-Louis, qui ont desequipé dans la foulée avec les quelques forces qui leur restaient…) . Puis duo de pâtes à la bolognaise/ Tartiflette et enfin, encore quelques fruits et yaourts pour certains, quelques verres de blanc rouge et Rhum pour faire glisser tout ça!!! La palme à Bernard, qui a n’a bu que de la « grenadine ».

    23 heures tout le monde est HS et va dormir pour passer cette fois-ci une meilleure nuit !
    DIMANCHE 04/02/2024

    Lever 6h pour la plus matinale, 7h pour les autres, petit dej et ménage ! 9h tout est rangé, propre, parfait, on est dans les temps. On règle notre dû à la propriétaire du gîte la Peyrolaise Sauf que ….

    l’équation du jour :

    Sachant qu’Agnès et Franck R ont donné hier les clefs à karine qui les a données à z, que les habits de z se sont retrouvés éparpillés dans une des 3 voitures de la veille mais pas la sienne, que z a parfois des trous de mémoire… ! et que ses amis n’en savent pas plus… Question : OU SONT LES CLEFS de SAINT MARCEL ? QUI EST Z ? La réponse c’est pas Zorro !

    La suite sur l’explo de la galerie RAOUL, une première pour le club sur un autre compte rendu. Boucle de 3h.

    CONCLUSION :

    Pour st marcel, mieux vaut avoir un solide bagage en maths ! Sinon, présence de plusieurs amarrages forés qui auraient nécessité quelques dyneema supplémentaires (5 ou 6 au total) pour transformer des mono en doubles points.

    Respect à Florian qui a fait la traversée Belle rando pour Ariane et Christine qui nous ont patiemment attendus

    Super sortie.

    Merci Karine et Jean-Louis, pour l’organisation logistique et technique, choix matos impec et kits prêts à l’emploi.

    LES PHOTOS SPELEO suivront !
    Agnès B

  • 2024-01-20 CR Petit et Grand Garagaï (St Victoire)

    • Le 23/01/2024

    PETIT et GRAND GARAGAI 20 01 2024


    Présents : jean louis, florian, yoan, Bruno, Sébastien, jean luc, Achille, Manu G, Olivier, Agnès
    TPST : 3h30 environ au petit garagai
    Je suis la première au RDV du parking des 2 aiguilles, juste à côté de la maison ste victoire ! très rare de ma part ! Ensuite Jean louis arrive puis le petit groupe se forme et commence à se réchauffer autour d’une petite collation salée/sucrée ;-) et des boissons chaudes en attendant Achille que le GPS a fait se retrouver vers Luynes !
    Prochain cadeau d’anniv qu’Achille doit ABSOLUMENT se faire offrir : un kit de portage ;-) car le sac de courses c’est pas top pour la rando et ça freine un peu le rythme … Manu lui en avait un tout neuf du coup !
    Cela aura permis à Matthieu d’aller chercher un casque au local pendant que le sien chargeait sur la table de son salon ;-)
    Vers 9h15, on s’en va, les équipements dans les sacs à dos et les kits de corde sur le dos ! J’ai choisi de porter un petit kit histoire de m’endurcir un peu comme dit Olivier ! Tous les randonneurs expérimentés sont en tête et démarrent d’un bon pas sauf Jean luc et moi qui préférons fermer la marche ;-) Jean Louis nous a vendu à juste titre 1 h de marche (pour ne pas dire 1h30 !)… pour certains
    Circuit noir (contradictoirement, le plus difficile est le vert) en direction de la croix et du tunel des hirondelles avec passage du pas de l’éléphant et de quelques autres pas d’escalade ! Merci Jean luc et Olivier de votre aide ;-)
    Il fait beau, pas trop chaud ni trop froid, un temps quasi idéal même si parfois le soleil se cache un peu. Un rapide coup d’oeil sur le magnifique panorama car il me faut pas ralentir la cadence. On voit jusqu’à l’aqueduc de roquefavour.
    Une fois tous arrivés la haut, on est tous d’accord que nous avons fait notre quota d’activité physique et qu’on peut enfin siester au soleil !
    On se sépare en 2 groupes :
    * Groupe A : Olivier, Bruno, seb, jean luc et moi au grand garagai (de part la taille de l’ouverture) à -45m.
    On désescalade la falaise sur quelques mètres : Olivier et Bruno avec grande aisance, Jean luc, seb et moi plutôt prudemment (Jean louis avait néanmoins prévu une C60à cet effet si on avait eu besoin)
    Oliver pose un magnifique spit pour initier un début de petite main courant et comme à la DDE : 1 qui travaille et 4 qui … se forment évidemment !
    *GROUPE B : Jean louis, yoan, manu, florian, achille restent eux au petit garagai à -127m que Manu entreprend d’équiper.
    Les équipes se croiseront ensuite et les déjeuners s’échelonneront pour chacun des 2 groupes afin de ne pas se refroidir (il y a aussi la méthode de Seb pour se réchauffer : faire la sieste au soleil, sur un petit replat à 900m d’altitude, le TOOOOOP !
    GRAND GARAGAI
    Spit qui sort un peu de la paroi mais comme Olivier ne tamponne pas tous les jours, on lui pardonne ! ;-)
    Le départ de MC sera fait avec sangle jaune autour de rocher et avec ce spit flambant neuf (un que je ne pourrai pas louper la fois prochaine !) Puis P31 nous mène direct au fond où un court boyau nous mène à un ressaut donnant dans une jolie salle habitée par des chauve souris. On ira donc la visiter 1 par 1, lumière faible pour ne pas les effrayer. Bruno se refait la main avec ce P31
    PETIT GARAGAI (cavité brochée)
    Pour le groupe B, Manu équipe le début (C10 aurait suffit pour l’entrée puis la C100 suit) mais ce grand puit de 70m assez large, plein vide et dont on ne distingue pas le fond- est je l’avoue – quand c’est une première - quelque peu impressionnant ! En revanche, la fois prochaine, ce sera du gâteau !
    Pareillement pour Bruno, qui en étant le dernier du groupe, aura laissé le stress le gagner. Pour cette fois-ci, il nous attend en haut. Pour une reprise après 1 an, c’était un peu engagé.
    Matthieu prend donc le relai, pose une dev qui lors de la remontée aura fait pester notamment Jean Luc. C’est la première fois en 7 ans que j’aurai entendu Jean Luc hausser le ton et s’énerver… contre son crool et la dev ; Il y avait une bonne résonnance !! ;-) Du coup elle sera un peu rallongée avec 3 mouskif par olivier pour le groupe B. Idem pour moi qui pensais la passer en demi clef, quelle idée ! Avec ses 2 mains libres, c’était bien plus facile !
    Une belle descente plein vide entrecoupée à mi hauteur environ de 3 fracs successifs à la verticale (dont le 1° légèrement en décalé des 2 autres) puis de nouveau plein vide jusqu’au éboulis en bas. Encore donc une trentaine de mètres de désescalade pour atteindre la salle basse indiquée par jean louis car joliment concrétionnée. Quelques photos et on entreprend déjà la remontée en laissant 2 ou 3 fracs de libres entre nous.
    Je suis la dernière à remonter puisque je déséquipe. En tournant à une ou deux reprises sur moi-même, j’aurai eu le plaisir d’observer ce grand puit ;-) J’ai choisi de renkiter la C100 au fur et à mesure quitte à perdre un peu de temps… mais la fois prochaine, si le cas se représente, je déferai juste les fracs pour tenter de tirer la corde du haut du P70 en espérant qu’elle ne se coince pas.
    En même temps, il faut remarquer que la corde était bien rangée (avec ses noeuds, clin d’oeil à Matthieu mais sans ses Mouskifs pour ne pas l’alourdir davantage!). J’ai été surprise moi même qu’elle rentre impec dans le sac jusqu’en haut ;-)
    Rapide déséquipement de la fin, les copains tirent la corde pendant que je me change. Tous sont emmitouflés car le soleil s’est caché laissant place au crépuscule.
    On repart chargés de nos kits (j’ai passé la main à la descente !!), randonnant à travers la montagne, surplombant le paysage flamboyant sous nos yeux des lumières des villes et villages alentours. Et tout cela sans se tromper de chemin.
    A l’ASSE, on a des bons ;-)
    Un grand MERCI à Jean Louis pour la préparation minutieuse du matériel comme d’hab, ce qui n’est pas une mince affaire.
    Et merci à vous tous pour votre esprit d’équipe et car j’ai passé une super journée en votre compagnie, avec pour finir une belle rando sous la lune ;-)
    Quelques photos du petit garagai en avant première (Olivier enverra le reste dans la semaine)
     

     

    Compte rendu pour le groupe Jean-Louis, Manu G, Mathieu, Achille, Florian, Yoan

    Montée jusqu’au trou des hirondelles : le record s’établit maintenant à 1h25. Objectif fixé pour la prochaine visite : arriver en haut en 1h15.

    1ère partie : le petit Garagaï

    Nous débutons la séance avec le nettoyage de spits bouchés : la vis filetée de Jean-Louis fonctionne parfaitement. L’ élastique qui permet de ne pas perdre cette vis est inadapté et il est immédiatement remplacé par une ficelle.

    C’est Manu qui démarre l’équipement avec la corde de 10 m pour rejoindre le début du puits : petite déviation avec une sangle qui sera réajustée par Olivier et complétée à l’aide d’un kit vide pour protéger des frottements.

    En haut du puits de 70m, Manu est impressionné par cette grande verticale et ne sachant pas ce qui l’attend en dessous préfère passer le relai à Matthieu. Mais c’est promis : la prochaine fois, c’est lui qui équipe !

    Matthieu installe une sangle pour la dev en haut de puits. La sangle est un peu courte mais un saut gracieux de sa part permet de passer la corde dans le mousqueton.

    Notes du Jury :  Jean-Louis 10/10   Manu 9,5/10   (Pas capable de le faire lui-même et il enlève un demi-point ?) Les autres membres du Jury n’ont pas pu profiter de la beauté du geste et attribuent la note de 10/10.

    Nous entendons la voix de Matthieu : « C’est bon, j’ai trouvé le premier frac ! »

    Jean-Louis s’engage à la suite de Mathieu, rapidement suivi par Achille puis Manu et enfin Florian et Yoan.

    Après quelques fracs, toute l’équipe se retrouve au bas du puits et part en expédition le long de l’éboulis pour visite la salle joliment concrétionnée qui se trouve au fond.

    Tout le monde remonte mais la remontée est tellement longue que nous mangeons en haut au fur et à mesure de nos remontées.

    Quand tout le monde est enfin en haut, le sens de circulation est remis en mode « descente » et l’autre équipe peut s’engager dans le petit Garagaï.

    Deuxième partie : le grand Garagaï

    C’est Mathieu qui descend le premier, rapidement rejoint par Manu. En 5 min, tout est exploré.

    Ayant vu ce qui se trouve après le petit rétrécissement, Manu et Matthieu jugent plus prudent de faire payer l’entrée aux participants AVANT leur visite. Le prix d’entrée est fixé à 5€/personne, non remboursable évidemment.

    Pour l’effort nécessaire à la remontée, c’est peut-être bien de finir par le Grand Garagaï. mais pour l’intérêt de la cavité, je vous laisse juger des notes attribuées par les participants :

    Matthieu : 0,5/10 (il dit qu’il a été très généreux !) Manu : 2/10 Jean-Louis:1/10 Yoan :2,5/10 Achille 3,5/10 (Son téléphone capte au fond du puits !)

    Nous remontons donc au camp de base pour attendre les participants de l’autre groupe en cherchant à trouver un peu de soleil et à nous mettre à l’abri du vent.

    Le Soleil, lassé de notre compagnie finit par nous abandonner. C’est avec l’éclairage de nos casques et à la vue lointaine des lucioles urbaines que nous rejoignons le parking.

    Merci à Agnès pour les victuailles sucrées et salées qu’elle nous à apportées.

    Merci à tous pour votre bonne humeur et votre très agréable compagnie !

    A bientôt :)

  • 2023-12-16 Repas de Noël Grotte aux Champignons

    • Le 23/01/2024

    Compte-Rendu sortie Grotte au champignon du 16 décembre 2023


    Tout le monde est au rendez-vous à 9 h sur le parking de St-Ser. Nous sommes 15 :
    Matthieu, Achille, Manu G, Emmanuel R, Franck, Jean-Luc, Florian, Bruno, Jean-Louis, et
    nous faisons connaissance des Six personnes que nous allons initier :
    Jean-Baptiste et sa fille Félie, Christophe et ses 2 fils Mathieu et Rémy, Juliette la fille d’Emmanuel R
    Les 8 kits et les 6 bidons sont prêts et nous décidons de nous équiper à la chapelle.
    On repart pour la finale un peu plus raide jusqu’au bas de la grotte, on équipe le passage de la
    chaîne pour plus de sureté. Un tapis de crottes des chèvres nous attend et recouvre entièrement le
    sol. C’est Manu et JL à l’équipement de la montée, Florian et Mattieu en bas pour expliquer la
    technique. On installe une main courante sur le balcon.
    Vers 12h30 tout le monde est en haut, quelques uns déjà dans la grotte.
    La visite de la cavité débute par le champignon Bleu, vue des concrétions , puis on fait le tour du
    dôme central. Certains vont même monter au sommet !
    Démocratiquement on décide de mettre la table de notre réveillon sur la plage.
    Puis c’est un déballage de bonnes choses : foie gras , terrine de saumon, cake au thon, quiche et
    cake,omelette aux champignons de la grotte, gateaux divers, chocolats, café, ….
    Pour accompagner, Pinot gris d’Alsace, Jurançon, Vins doux de Corse.
    Grand festin, dommage pour le président et sa secrétaire qui avaient d’autres obligations ….
    Et une pensée pour Karine qui aurait dû être avec nous.
    On va avoir des difficultés pour repasser la chatière, c’est sûr !
    Mais tout a une fin et il faut penser à ressortir avant que la sonnette déclenche les secours.
    Les rappels s’enchainent, quelques appréhentions pour certains à se lâcher dans le vide.
    Petite pause à la chappelle à 16h10, avant d’entamer la dernière descente.
    Nos initiés nous ont dit avoir été enchantés de leur journée, ils nous ont demandé de bien
    vouloir les inscrire pour une nouvelle initiation …. à Castelette !
    Merci à tous vous avez été au top !
    Bonnes fêtes de fin année
    Jean-louis

  • 2023-12-09 CR La Buse (Gard)

    • Le 23/01/2024

    SPELEO La buse 09/12/2023, GARD, Monclus


    Nous étions 7 à cette sortie organisée par Karine. Malheureusement un ennui familial nous a empêché de profiter de son expérience de cette grotte classique et réputée.
    On se retrouve donc à 9h sur le parking avec Jean-Louis, Emmanuel R., Achille, Manu G. Agnès, Olivier et Franck B. Le gardois qui nous rejoint pour une reprise après son accident de spéléo.
    On s’habille (Agnès est prête la 1ere :) ) et enkite les cordes suivant le souvenir de J-Louis avec quelques doutes…
    Départ 10h pour le bout du parking dans le fossé de la route où la grotte s’ouvre à côté d’une buse d’écoulement de l’eau de pluie (d’où son nom).
    Manu attaque l’équipement sous la surveillance d’Agnès. Dés le départ ils se demandent si la corde part de la grille ou pas, mais le boyau semble long jusqu’au P18, on décide donc de ne pas l’équiper, la désescalade est facile...
    Le plan incliné avant la salle de l’entrée est équipé puis déséquipé car il y a encore un boyau avant le P18 et on doute de la longueur de corde nécessaire. On avisera à la remonté car il y a quand même un P16 dans une salle en face sur la topo…
    On arrive enfin à la salle Vincent badaboum. Les photographes sortent les appareils et ça mitraille de tous les cotés pendant qu’Agnès cherche la suite. Elle passe 3 fois devant le petit boyau en se disant que ça ne peut vraiment pas être là… et bien si !
    On s’engage dans cette étroiture étroite étroite et l’enfilade de petites salles et étroitures jusqu’à la fameuse étroiture en Z… Agnès a même pensé s’être trompée de chemin voyant que le boyau se rétrécissait encore davantage tout de suite après le Z. Elle demande à Franck si c’est le bon endroit, puis Franck demande à Jean Louis qui dit … OUI !!! MINCE ! faut continuer ! Certains « gros » enlèvent leur baudrier pour passer plus facilement mais un petit ressaut de 4m équipé à la sortie oblige de se rhabiller dans une position inconfortable. Agnès nous mettra la honte en passant avec ses baudriers et le kit de matériel…
    On arrive dans la Grande salle, Il y a des excentriques magnifiques au plafond, des superbes coulées, des spéléothemes extraordinaires, mais de la boue glissante sur tout le sol.
    Il est 12h on décide de s’arrêter là pour manger car après il y a la vire à équiper et ça risque de prendre un peu de temps avant de trouver une zone plate…
    Le repas vite avalé (Je n’ai pourtant pas oublié mon sandwich ?) Personne ne veut prendre 1cm de tour de ventre avant de repasser le Z ? :D
    On repart avec une remonté Sur une corde dynamique glaiseuse pour passer la fissure horizontale qui donne accès à la suite : la vire, le puit du lac ou la remonté vers galerie supérieure.
    C’est équipé donc la C16 aurait pu nous servir pour l’entrée… 
    Il y a une corde pas trop vieille pour monter au réseau supérieur, mais comme beaucoup n’ont jamais vu la salle du chat, on décide de laisser ce réseau pour une prochaine fois… d’autant plus que le départ de ce P54 remontant, plein vide est impressionnant. La topo dit qu’il est fractionné néanmoins.
    Agnès s’attaque à la grande vire bien boueuse et glissante pour contourner le puit du lac.
    Jean-Louis avait prévu un 8 pour l’assurer avec la corde de secours, au cas où il serait nécessaire d’utiliser ses deux main (voir ses genoux, ses coudes, ses dents et tout ce qui permet de s’agripper). Mais Agnès a tout fait dans les règles et la corde de secours l’a plus gênée qu’aidée. Il a fallu que j’aille au milieu aider à tirer la corde qui frottait trop dans les mousquetons.
    On arrive au terminus : la salle du felis silvestris catus (Le chat pour les ignares comme moi ;) )
    Laminoir concrétionné avec un planché stalagmitique en formation, mur blanc, explosion d’excentriques, plafond de dent de requin… J’espère que les photos rendront le spectacle.
    Certains explorent un peu (sans passer sous les cordons de protections),  passent sous l’arche et trouvent le puit étroit qui rejoint le lac. L’accès a la suite ne semble pas s’équiper par là.
    On retourne à la vire. Manu déséquipe et récupère la corde (c’est-à-dire défait tous les nœuds) pour descendre au lac. 
    Il est 15h Jean Louis et Franck préfèrent commencer à rentrer car il faut repasser le Z…
    Emmanuel trouve que le puit du lac est beaucoup plus vertical qu’à l’aller, je ne vois pas les broches et ça frotte de partout, Achille est motivé mais se retrouve un peu seul quand Manu fini de déséquiper la vire. On laisse tomber le lac, on le fera la prochaine fois…
    Retour au Z passé sans trop de problème, mais ça prend un peu de temps.
    La remonté se passe bien jusqu’au plan incliné déséquipé à l’aller. Il aurait fallu remettre une corde pour sortir jusqu’à la grille. Agnès a un peu de mal à escalader et une chute ne serait pas bienvenue…
    Sortie 18h, il fait nuit mais pas trop froid. On se change vite car tout le monde est pressé de rentrer. Il faut encore faire 2h de route…
    Quelle belle grotte ! mais qu’es ce qu’il faut pas faire pour la mériter ? Promis je me mets au régime…
    N.B : Agnès est témoin du « je me mets au régime » mais c’est mal parti au vu du fondant au chocolat qui cuit dans le four !
    Bravo Franck d’avoir passé toutes ces étroitures sans aucune appréhension…
    Merci Karine pour l’idée, ceux qui ne connaissaient pas étaient ravis de la beauté des lieux.

     

     

     

  • 2023-11-25 CR Garagaï de la boite aux lettres (Saint Ser)

    • Le 23/01/2024

    Compte rendu de la sortie Boîte aux Lettres du 25/11/2023

    Corédigée par Agnès et Emmanuel R

    Pour cette sortie classique du club, nous fûmes 8 (Agnès, Olivier, Jean-Louis, Yoann, Achille, Franck R., Manu G., et Emmanuel R). Malgré le caractère classique, 4 d’entre nous ne l’avaient jamais faite.

    Après s’être donné rdv à 8h à Saint Ser (Est de la Ste Victoire), par un temps magnifique et sans vent, nous attendîmes Agnès. Elle préféra s’équiper sur le parking par 4°C pendant que nous gouttâmes son excellente tarte aux pommes accompagnée d’un café bien chaud. Nous démarrâmes la marche d’approche à 8h30 pour arriver à 9h biens réchauffés et transpirants mais à l’ombre dans la combe, au pied de l’ouverture de la grotte. Une corde était déjà en place : elle permet au père noël d’aller voir s’il y a du courrier dans la boîte aux lettres.
    Agnès partis équiper sous l’œil très suivi d’Olivier. Pendant qu’elle écoutait Olivier, nous nous équipâmes et démarrâmes l’ascension à 9h35 vers l’ouverture chacun enkité (pas sur que ça s’écrive comme ça...).
    Au passage de l’arrête on redescend de l’autre coté où une salle relativement à l’abri nous permet de stocker nos sacs. On y découvre aussi des boîtes rouilleés que j’ai évacué en sortant.
    Là un tube accueillant et protecteur nous attend pour le premier puits de 19m ni étroit ni ouvert. Agnès est déjà loin quand le groupe de queue dont je fais parti avec Yoann et Jean-Louis y pénétrons. Nous enchaînons ensuite les puits suivants entrecoupés d’un boyau. Arrivé à une salle, je voie le pantin de Jean Louis tomber en contre-bas dans une cavité étroite sans issue hors du parcours. Yoann reviens avec la corde de secours et nous engageons une opération de sauvetage. Nous essayons de bricoler un crochet avec un mousqueton, mais il manque 10 cm pour pouvoir jouer à la pèche au canard. Yoann et Jean-Louis descendent pour se rapprocher de la cavité mais elle est trop étroite pour que Yoann puisse passer : il doit enlever son baudrier. Il réussi à passer et récupérer le pantin.

    Nous reprenons la progression en passant dans les petits puits et boyaux pour arriver en haut du puits de 50m vers 11h50. Nous y déjeunons mais Olivier a oublié son repas. Il refuse toutes nos offrandes déclarant que le gâteau de sa chérie l’attends… On fait un point topo et il est décidé qu’Agnès part équiper, suivie de Yoann pour le puits parallèle. Jean-Louis veut explorer la petite salle face au départ du puits parallèle. On le laisse la découvrir. Je décide de ne pas descendre (50m c’est haut quand même…) car je souhaite être de retour pour pouvoir aller au Spélimage de Courthézon.  Jean-Louis m’accompagnera pour la remonté tandis que le reste de l’équipe poursuit l’exploration. In finé, je suis arrivé juste à temps au spélimage : Karine était présente également ainsi que d’autre membres du CDS. De mon coté TPST : 4h30, grotte très sympa mais très peu de concrétions.

    Pub : Spélimage 2023 très bien avec de beaux films. Certains très engagés (tentative de jonction à sec du gouffre du Berger avec celui de la Fromagère), Slack line au fond du berger à -1000m, d’autres magnifiques (Amazonie), d’autres historiques (histoire détaillée de la découverte de la grotte Chauvet) pour ne citer que ceux-là.

    Agnès : je te laisse poursuivre.

    Suite à des restrictions d’accès à la Castelette où nous faisons nos classiques initiations, inversion de programme : saint ser ce jour et la Castelette le 06/01/2024.

    Dans la continuité des bonnes nouvelles de cette fin d’année, après le retour de notre karine, c’est au tour de Yoan de nous rejoindre après 2ans. Il a réussi à laisser de côté ses  impératifs durant une journée pour venir prendre l’air de la Sainte victoire !

    RDV donné à 8h au parking de St Ser. Agnès arrive la dernière mais à l’heure ! Rapide petite collation avec boissons chaudes et tourte à la pomme avant de partir. Soleil, pas de vent mais pas chaud non plus soit de supers conditions. Une chouette journée s’annonce.

    Les garçons décident de se changer au pied de la falaise tandis qu’Agnès s’habille aux voitures au vu du poids de son sherpa quand il est rempli… Presque insoulevable ! Merci de votre patience les gars !

    Marche d’approche d’une 1/2h environ sur un sentier pentu qui nous fera arriver à la falaise à peine essoufflés… Le dernier tronçon sur lequel nous guide Jean Louis en tête est bien raide.

    Pendant que les garçons s’habillent, Agnès commence à équiper, suivie de Manu, Olivier… On passe la brêche d’entrée, on s’engouffre dans le tonneau et hop… Manu prend le relai de l’équipement avant le premier tronçon au niveau des P6, 4 et 5. Agnès finit jusqu’au fond avec P8 et P46 car Manu se réserve l’équipement de verticales pour dans quelque temps. On prend le temps de faire des photos, de discuter équipement, d’observer les quelques concrétions et les parois plutôt abrasives par endroits, de se faufiler tranquillement mais sûrement dans de belles étroitures.

    Tout est OK, on décide de manger au bas du P9 avant d’attaquer le P46 où des frottements de corde contre la paroi nécessitent une sangle/dyneema.

    Olivier a oublié son pique nique et décide de faire régime malgré la presssssion des copains pour partager leur repas.

    Prêts pour le P46 où Agnès installe un longue dev (sur les conseils d’Olivier) au niveau  des 2 broches de main courante de l’entrée du boyau menant au puit parallèle P25 afin de pouvoir le visiter en remontant. Mieux qu’un frac car cela a permis à la corde de ne pas frotter sur l’entrée du boyau et le rebord plus bas. Puis 2 broches, 1 frac monopoint et 2 broches avant d’atteindre le fond, étroit et un peu humide. Un début de désobstruction inachevée permet de se mettre à l’abri car ça parpine un peu.

    Pendant ce temps, Yoan équipe depuis le P46 une main courante pour aller voir la petite salle faisant face à l’entrée du puit parallèle. Une magnifique stalagtite ressemblant à une grosse corne de gazelle rose ravie les yeux. Après l’avoir visitée, jean louis remonte avec Emmanuel qui nous quitte pour être à spélimage le soir même.

    L’explo continue et certains iront au bas du puit parallèle, histoire de juste se mettre plein de « boue » blanche de partout ! yoan avait fait au passage un beau chaise en double autour du kit lui-même autour d’un pont rocheux pour fractionner la descente.

    Puis on commence à remonter, yoan et olivier déséquipant.

    Au retour, Manu fait remarquer un papillon avec comme des genres d’antenne un peu partout sur le dessus du thorax… bizarroïde … une adaptation au milieu cavernicole ? En terme de faune, on aura aussi croisé un petit rhinolophe pas très loin de l’entrée.

    On s’aperçoit en voyant le jour qu’il fait à présent beaucoup de vent, l’air s’est rafraîchit et jean Louis est prêt pour partir en laponie ! Il a eu la gentillesse après avoir ramené Emmanuel de venir nous attendre au pied de la falaise, à l’ombre... En tous les cas, merci jean Louis pour le conseil d’accrocher le kit à la vire plutôt qu’à son baudrier  pour passer à reculons  la brêche assis !

    Avant de redescendre, nous en profitons pour jeter visiter la chapelle et grotte de St ser qui rappelle à Agnès les souvenirs de sa première JNS en 2017 ! Jean Louis nous donne quelques explications géologiques, photo de groupe puis on entame le retour aux voitures au soleil couchant avec la lune pointant au dessus de la falaise : MAGNIFIQUE. Vite habillés car il fait froid, chacun se quitte avec cette belle journée en mémoire.

    Franck est rassuré car Olivier a validé son niveau pour participer au camp ardèche de février car vraiment bien débrouillé aujourd’hui pour sa tout juste deuxième sortie mais de belle envergure. Il a atteint le fond

    Merci à Achille et olivier pour les photos dont 3 beaux portraits de Jean Louis, Achille et Yoan.

    Merci  Jean Louis pour avoir récupéré et préparé avec soin le matériel, pile poil ce qu’il fallait ! (Juste 2 plaquettes auraient permis de faire une dev au dessous du tonneau et à un autre endroit)

    Merci à Olivier qui a nettoyé les cordes le lendemain matin en solo pendant que sa chérie l’a lâchement abandonné pour préparer le repas !

  • 2023-11-11 CR Traversé Esteban - Barbette (Gard)

    • Le 14/11/2023

     

    Compte rendu de la traversée Estevan – Barbette du 11/11/2023

    Rédigée par E. ROBERT

    Nous fûmes finalement 7 pour cette sortie (Karine l’organisatrice, très familière des lieux,

    Agnès, Olivier, Jean-Louis, Franck, Manu et moi même : Emmanuel). Karine, Agnès et

    Olivier nous attendîmes après 2h de route directement sur le parking dans le virage à

    proximité immédiate des grottes (vers Monclus dans le Gard). Jean-Louis voulait nous

    convaincre que sa voiture pouvait aller sur une aire plus discrète en pleine forêt humide

    après la pluie mais nous l’avons convaincu qu’il était préférable de se changer au soleil ;

    ce qui fût fait. A noter que cette grotte a été découverte en 2009 et que nous l’avions faite

    il y a exactement 2 ans. Là, nous rencontrâmes un couple qui se préparait à aller visiter le

    réseau supérieur de « la Buse » : autre grotte à proximité immédiate qui démarre dans

    une canalisation sous la route… Elle fera sans doute l’objet d’une prochaine sortie

    (9/12/2023?). Un excellent gâteau au chocolat préparé par Karine satisfait notre

    gourmandise.

     

    Après une courte marche d’approche dans

    les sous bois, nous arrivons à l’entrée de

    la grotte : une trémie en 40x60 nous

    accueille à 10h07 et donne une idée de ce

    qui nous attends…

    Nous nous insérons un par un, Karine

    équipant. Un premier ressaut à 3m puis

    une courte descente qui se termine par un

    stalag-siège. Olivier, joueur, y trouve trône

    à l’issue de sa descente. Nous nous

    déséquipons dans cette très belle salle

    ornée de concrétions du sol au plafond (Un rideau de fistuleuses suggère une pluie) en

    passant par les murs dans toutes les directions.

     

    En effet il n’y a pas d’autres puits ni main libre sur le parcours. Il est prévu que ceux qui ne

    s’engageront pas dans le laminoir remonterons le matériel. Le principe de la visite est

    d’enchaîner les salles qui font le tour de cette salle en traversant diverses étroitures plus

    ou moins longues, histoire de se préparer au laminoir. A signaler que cette grotte est

    balisée avec des fils pour protéger les concrétions tout le long de l’itinéraire. Nous nous

    engageons d’abord dans une chatière qui débouche dans la salle des fantômes :

     

    J’en profite pour filmer la progression dans tous ses passages

    étroits afin de me préparer pour le laminoir.

    Nous y cherchons en vain une trace de mammouth et de félin

    indiqués sur la topo. Le plafond est orné d’étranges structures

    rondes d’un blanc immaculé.

    Cette salle donne sur une petite salle avec une arche. Olivier et

    Agnès s’y échangent un bisou que la décence nous oblige à ne

    pas publier.

    Marche arrière et nous passons à travers d’autres étroitures pour finalement retomber sur

    la salle de l’entrée sous une autre perspective.

     

    Nous déjeunerons là : Il n’est pas loin de midi et nous n’aurons pas à porter les kits de

    nourriture. Nous nous engageons ensuite à travers un autre passage étroit vers la galerie

    des oursins : le plafond est orné d’excentriques à perte de vue qui partent dans toutes les

    directions.

     

    D’autres étroitures, d’autres salles. Une concrétion blanche, ci

    contre, nous invite à explorer une sorte de galerie où Jean-Louis

    s’émerveille du plafond. Il est rejoint par Olivier puis Manu pour

    une photo souvenir :

     

    D’autres salles se succèdent toujours aussi concrétionnées. Mais à l’avant dernière salle

    avant le laminoir, Jean Louis renonce à passer la chatière. Il fera la sieste (~1h paraît-il)

    en attendant le retour de Manu et Franck. Nous les emmenons jusqu’à la dernière salle

    avant le laminoir tout en prenant bien soin qu’ils prennent leur repère pour le retour.

     

    En effet passages étant étroits ils ne sont pas forcement évidents à trouver. Pas sûr,

    mais, je crois que Jean-Louis a quand même décidé de tenter l’étroiture qui l’avait fait

    renoncer.

    Nous nous engageâmes ensuite dans

    le laminoir, Karine en tête, suivi par

    moi puis Olivier et Agnès. Nous

    l’avions faites 2 ans plus tôt donc pas

    d’incertitude à priori si ce n’est : va t

    elle être trempée après les pluies des

    jours précédents ? Comme jusqu’ici la

    grotte était sèche, cela est de bonne

    augure et effectivement aucune flaque

    à s’y baigner. On rampe, je filme

    l’intégralité et vous trouverez le film là

    (https://youtu.be/Y28M029ra3o) en

    avant première mondiale. Finalement

    ce n’est pas si bas que cela. Il y a en

    fait un passage très étroit à l’entrée et

    le boyau à franchir à la toute fin. Le problème du boyau c’est qu’il n’y a aucune prise pour

    se tirer ou se pousser, donc on reste bloqués bêtement à avancer millimètre par

    millimètre sauf les filles qui n’en n’ont pas. Olivier prends pitié de moi et pousse mes

    pieds. Lorsque je suis passé il se retrouve coincé comme la dernière fois. Pour rappel la

    dernière fois Agnès était retournée avec un kit pour qu’il l’attrape à une extrémité tandis

    qu’Agnès le tirait, elle même tirée par Franck (l’autre Franck). Cette fois-ci je retourne vers

    Olivier et l’aide en le tirant avec la dynema de son minikit : il sort rapidement. Il nous a fallu

    en gros 10 minutes pour traverser les 40metres de laminoir soit ~7cm/s, un record !

    Agnès en est sortie avec un sourire ravi (cf. vidéo) : on prend plaisir à traverser le

    laminoir !

     

    Nous contournons ensuite le P30 sans issu bordé de colonnes. Une prochaine fois nous

    irons voir en bas de même que nous pourrions explorer la diaclase mais Jean-Louis doit

    fêter son anniversaire de mariage. Nous sortons rapidement de Barbette à 14h15 après

    avoir erré quelques minutes à la recherche de la sortie. Nous regagnons l’entrée

    d’Estevan. Surprise : ils sont là en bas. Ils ont fait vite eux aussi. Olivier descend en bas.

    Franck à du mal à sortir : ça coince. On l’aide en le hissant hors de l’entrée. C’est plus

    facile de passer le laminoir que l’entrée…

     

    Fin : 14h50. TPST pour la traversée sans récupérer le matériel : 4h. TPST pour l’allerretour

    ou récupérer le matériel : 4h30. Nous nous déséquipons et goûtons à ma tarte aux

    prunes avec de la cannelle dessus. On part vers 16h, en constatant que le couple n’est

    pas sorti de la buse.

    In finé : superbe grotte, sans doute la plus belle que j’ai faite en club, techniquement facile

    hormis peut être le laminoir, hyper concrétionnée avec des concrétions de toutes formes et

    excentriques aux formes improbables. Faire passer un petit gabarit en premier au boyau

    pour aider les suivants moins sveltes. Merci notamment à Karine pour l’organisation de la

    sortie et le gâteau ! Bravo à Jean-Louis !

     

    La tarte de sortie, un moment convivial :

     

  • 20231103 CR Grotte de Pellebit (Drome)

    • Le 06/11/2023

    COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA GROTTE SUPERIEURE DE PELLEBIT


    A l’occasion d’un WE chez Bernard dans la Drôme, ce dernier nous a proposé la visite d’une grotte conseillée par un local et qu’il avait commencé à visiter, rapidement, il y a quelques mois avec un ami.

    Bien vendu : 1h A/R, pas grand-chose à voir mais prendre une corde et quelques mouskits si on veut explorer un peu plus. On est OK pour aller jeter un oeil !

    Départ à 10h puis arrivée sur le parking après 30 mn de route et 20 mn de piste bien entretenue.

    Avec 6°C dehors, nous avons la chance de découvrir de fabuleux paysages d’automne multicolores dont les sommets sont saupoudrés de neige ! Le bonheur de pénétrer progressivement dans la forêt et de découvrir la neige et la toucher. Change rapide à la voiture ce qui nous aura évité de nous tremper car la marche d’approche est en sous bois et la neige fond depuis les branches !

    Une jolie montée et une corde à noeud sur le dernier tronçon nous mène à l’entrée de la grotte marquée d’un panneau de vigilance : « la spéléo ne s’improvise pas ! ».

    Nous sommes à la grotte supérieure car il y en a 2 en contre bas et une autre plus en hauteur.

    Il est 11h30 et nous décidons de manger plus tard. La visite débute par un beau toboggan que l’on descend accroupis ou sur les fesses. Puis petite incursion dans un boyau à gauche menant à un méandre au dessus d’une verticale mais sans possibilité de poser une main courante…

    Demi tour et on continue vers le bas.
    Jolie grotte avec une faune assez riche (insectes, papillons, araignées, petits et gros chiroptères …) mini canyon en eau, méandres blancs et étroits nécessitant une progression en opposition par endroits … et surtout RAMPING dans un laminoir puis 2, puis 3 …. Arrivée à une trémie puis remontée sur un plan incliné ondulé puis on enchaîne avec un laminoir aboutissant à notre grande surprise à une jolie salle avec du volume et riche de spéléothèmes. Confirmation qu’on est bien à BELLEBIT ! ;-)

    Puis on continue pour s’engager dans un boyau finissant par une étroiture sévère obligeant Agnès à retirer son minikit et les garçons à retirer leur baudrier ! Olivier aura eu chaud et aura dû faire de la respiration ventrale pour finalement déboucher dans un boyau caillouteux.

    Puis escalade d’une paroi sablonneuse par olivier qui pose une corde sur 2 AN pour sécuriser la montée de Bernard et Agnès. Enfin on parvient à 2 spit surplombant un puit et donnant accès à une main courante sur la gauche. Malgré notre espoir de faire une traversée, on décide de faire demi tour car sans topographie nous ne savons pas combien de temps il reste et qu’elle est la suite.

    Pour le retour, presque un sans faute dans ce dédale de méandres, un rappel de corde sur broche pour une petite désescalade pour éviter de prendre des risques.

    Il fait faim et on trouve un petit recoin à l’abri du courant d’air pour dévorer nos sandwiches, compotes et chocolat !

    On finit la spéléo rando par uen mini traversée avec toboggan de 6m environ équipé d’une corde en fixe. On apercevra en plafond une série de concrétions évoquant une « colonne vertébrale »

    Une fois dehors, on remonte quelques mètres jusqu’à à l’entrée de la grotte pour récupérer nos sacs et nous rentrons par le même joli sentier que le matin à la différence qu’on aperçoit à présent les feuilles et la mousse.
    On se change sous une « tempête » de neige avant de se mettre au chaud dans le pick up. Il est 16h.
    Nous sommes même à temps pour récupérer des madriers à la scierie, 10 mn avant la fermeture à 16h30.
    Autant dire qu’on n’a pas fait long feu dans la soirée !


    Originalité de la grotte : mini lapiaz de voûte, gros rognons de silex d’une quinzaine de cm de diamètre, sol ondulé, la pointe de flèche, « colonne vertébrale », nombreux chiroptères plus ou moins gros, blancheur du sable et des parois dans le mini canyon, orgue bien blanche à l’endroit où nous nous sommes trompés de chemin…belle salle principale avec grosse stalagmite avec 2 min gours remplis d’eau en symétrie à sa base